Collaboration avec des chercheurs de l'UQO
Bénéficier de l’expertise scientifique de chercheurs universitaires pour renforcer notre capacité à mieux comprendre les impacts des changements climatiques et des espèces envahissantes, et à mieux protéger nos lacs.
Contexte
L’Université du Québec en Outaouais (UQO), située à Gatineau, est très active en matière d’enseignement et de recherche dans le domaine des sciences naturelles, notamment depuis la création, en 2012, de l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT), qui a pour mission d’acquérir des connaissances fondamentales et appliquées pour guider l’aménagement et la conservation des écosystèmes en zone tempérée. Plus récemment, en 2024, l’UQO a créé le Centre de recherche appliquée sur la biodiversité et les écosystèmes (CRABE). Ce centre de recherche a pour objectif de faire le pont entre la science et le terrain sur les questions de biodiversité et d’adaptation à la crise environnementale.
De leur côté, à chaque année, les bénévoles de l’APLC mènent de front plusieurs projets visant à maintenir, à améliorer et à préserver la qualité des plans d’eau des bassin versants des lacs des Cèdres. Il n’y a aucun doute qu’une collaboration avec des spécialistes du milieu universitaire serait très bénéfique, notamment en offrant un accès à des ressources et à des informations scientifiques d’actualité en lien avec les enjeux qui nous préoccupent et qui menacent la santé de nos lacs. C’est ce qui a incité l’APLC à approcher Jean-Olivier Goyette, co-directeur du CRABE et professeur au Département des sciences naturelles de l’UQO, afin d’explorer les possibilités de collaboration avec les chercheurs de l’UQO.
Historique des activités
2025
Après la première rencontre avec le professeur Jean-Olivier Goyette, en janvier 2025, qui a permis de présenter un résumé de nos travaux et de nos axes d’intervention respectifs et d’explorer des pistes de collaboration entre l’APLC et les chercheurs du Département des sciences naturelles de l’UQO, trois autres rencontres ont eu lieu afin d’identifier des projets concrets.
Ces échanges ont permis de faire émerger deux projets prometteurs, qui pourraient voir le jour dès 2026, sous réserve de l’obtention d’un financement des principaux organismes de subvention de recherche.
- Cartographie du cladocère épineux – Ce projet vise à établir la cartographie du risque lié au cladocère épineux, une espèce aquatique exotique envahissante (EAEE) qui menace de plus en plus de plans d’eau au Québec. Cette étude, qui sera menée par les professeurs Katrine Turgeon et Jean-Olivier Goyette, en collaboration avec, entre autres, l’APLC ainsi que d’autres partenaires de l’Outaouais, permettra de mieux évaluer les risques et de soutenir les efforts de prévention.
- Analyse de l’ADN environnemental (ADNe) des lacs des Cèdres – Cette méthode scientifique, non invasive et efficace, nous permettrait d’identifier les espèces présentes dans les lacs des Cèdres à partir d’échantillons d’eau.
Comme le Département des sciences naturelles de l’UQO est équipé de laboratoires permettant l’analyse de l’ADNe, l’APLC a pris contact avec le professeur Yann Surget-Groba, spécialiste en ADNe, pour explorer la possibilité de collaborer avec son équipe afin de procéder à une première analyse générale de l’ADNe présent dans les lacs des Cèdres. Un projet pilote est à l’étude, et les premiers échantillons pourraient être prélevés dès le printemps 2026.

